Histoire de l’ecole

Historique de Tebrotzassère

Fondation de l’A.D.A.A.E.T. en 1879 dans l’Empire ottoman

Le 1er mai 1879 est créée l’« Association des Dames Arméniennes Amies des Écoles Tebrotzassère » (en arménien Դպրոցասէր Տիկնանց Ընկերութիւն) à ORTAKÖY, dans la banlieue de Constantinople.
L’Association est fondée sur l’initiative de quelques anciennes élèves du Collège Hripsimian et de Gabriel Nèrtchabouh :

DAMES FONDATRICES :

  • Takouhie BALTHAZARIAN
  • Anna TCHAYAN, sœur de Takouhie Balthazarian
  • Armavénie SHAGUIAN MINASSIAN
  • Zabel FINDIKIAN
  • Araxie GULBENKIAN
  • Nouritza SIMONIAN
Takouhie BALTHAZARIAN

Serpouhi Dussap, née Vahanian, (1840-1901), femme de lettres arménienne et féministe

Le premier Conseil d’Administration de l’A.D.A.A.E.T. est composé de :

  • Nazli VAHANIAN, première Présidente
  • Serpouhi DUSSAP (fille de Nazli Vahanian qui lui succède au poste de Présidente)
  • Zabel FINDIKIAN
  • Araxie GULBENKIAN
  • Noémie APAMADJIAN (fille de Nubar Pacha)
  • Anna TCHAYAN

Son but est alors de former des institutrices chargées d’enseigner l’arménien dans les provinces de l’Est de la Turquie, peuplées majoritairement d’Arméniens, provinces aussi connues sous le nom des « six vilayets ».

L’ A.D.A.A.E.T. et Victor Hugo (1882)

L’A.D.A.A.E.T. est particulièrement attachée à la culture et à la littérature françaises. En 1882, Les Dames Tebrotzassère prennent contact avec Marie Godefroy le Goupil, devenue Princesse Marie de Lusignan suite à son mariage avec Ambroise Calfa Nar Bey (alias Guy de Lusignan).
La princesse est connue pour son œuvre de charité envers les Arméniens, tentant par exemple de fonder une société internationale de bienfaisance nommée « L’Arménophile » ayant pour but d’élever et éduquer en France des jeunes orphelines arméniennes puis les renvoyer en Orient « en y portant les principes de la civilisation française et devenir, à leur tour, institutrices ». Mais la France s’oppose à sa création.

La princesse étant proche de Victor Hugo, les Dames lui adressent, dans une lettre datée du 28 juillet 1882, « la prière d’obtenir, par sa puissante et gracieuse médiation, un portrait de Victor Hugo revêtu de sa signature ». Elle leur répond le 19 août que lorsque « L’Arménophile » sera fondée, elle aura besoin de leur concours pour mener à bien son action, ayant comme but commun : « la régénération de la nation [arménienne] par l’école ».

De plus, elle consent à leur demande de portrait : « Malgré ma ferme résolution de ne plus rien demander à mon illustre ami Victor Hugo, le grand génie qui domine notre siècle, j’ai voulu faire néanmoins une exception en votre faveur. Accédant à votre vif désir, je lui ai fait signer pour vous une de ses grandes photographies et je vous l’offre. Je lui ai fait lire aussi la lettre que vous lui avez écrite. Il l’a trouvée charmante et remplie des plus nobles sentiments patriotiques ; il vous en remercie. Avec son portrait, son esprit et son cœur seront toujours au milieu de vous ».

Emménagement dans le quartier de Koum-Kapou (1889)

En 1889, l’École quitte Ortaköy et emménage à Koum-Kapou (quartier de Constantinople), où elle est hébergée dans de meilleures conditions. À cette date, elle comprend 30 pensionnaires et 150 externes.

Massacres d’Adana et ouverture de l’orphelinat (1895 - 1920)

En 1895, l’école est fermée par ordre du sultan Abdülhamid II et l’A.D.A.A.E.T. cesse alors ses activités. L’Association se reforme et reconstitue son financement entre le 27 septembre 1908 et février 1909.
En 1909, l’école rouvre ses portes avec 42 pensionnaires et 33 externes.
Après les massacres d’Adana en avril de la même année, les Dames décident de prendre en charge 30 très jeunes orphelines venues de Cilicie et créent alors l’école primaire mais toujours avec l’objectif de former des institutrices. L’école se compose d’une classe primaire et de quatre classes d’enseignement supérieur.
Elle est alors dirigée par Takouhie Balthazarian aidée par d’anciennes élèves : Aguliné Boyadjian, Yermoné Roupen, Serpouhie Gourdiguian et Mannig Khodjassarian.

Entre 1909 et 1915, l’école connaît une période plutôt prospère.

Mme Aguliné Boyadjian, 1881-1958, veuve du
fédaï Hampartsoum Boyadjian (Photographie extraite du livre « Ամէնում տարեգիրքը 1959 » de Garo Kévorkian)

Mme Mannig Khodjassarian

Depuis sa création jusqu’alors, Tebrotzassère est parvenue à former plus de 300 institutrices parties enseigner dans les provinces arméniennes.

GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS (1915)

Pendant le génocide des Arméniens, toutes les activités communautaires cessent mais Tebrotzassère garde son école avec son corps enseignant, ses pensionnaires et ses externes. La plupart des Dames de l’Association, ayant épousé des intellectuels, est avec eux persécutée et doit se cacher.
La responsabilité de la Direction incombe alors à une ou deux des adhérentes de l’Association, rôle assumé principalement par Takouhie Balthazarian. Il reste alors dans la caisse de l’école les fonds récoltés au Caucase qui lui permettent de subsister à une époque où elle accueille de plus en plus de pupilles du fait du génocide.
Malheureusement, le bâtiment de Koum-Kapou, qui abrite l’école, prend feu et ses occupants ont tout juste le temps de s’enfuir. Takouhie Balthazarian les regroupe dans la « Maison de Jérusalem » jusqu’à ce qu’elle puisse louer un autre bâtiment et, se mettant d’accord avec une autre des fondatrices, Armavénie Minassian, elles réunissent les Écoles Tebrotzassère et Minassian. L’enseignement continue à être prodigué tant bien que mal, dans de très mauvaises conditions.

Armistice (1918)

Après l’armistice de Moudros (1918) qui met fin à la Première Guerre mondiale dans cette région du monde, les anciens membres de l’Association rejoignent leurs amies et décident de créer un nouvel orphelinat, y recueillant 300 orphelines confiées par les organismes officiels de bienfaisance qui subventionnent l’orphelinat (contribution financière de 5 pièces d’or par mois). L’équipe dirigeante, composée de Mesdames Takouhie Balthazarian, Aguliné Mourad Boyadjian et Mannig Khodjassarian, a ainsi à sa charge 500 enfants et jeunes filles.
Grâce au Cardinal italien Angelo Maria Dolci et Mme Asdiné Servitchen, l’école des frères Guédig-Pacha est mise à leur disposition et, petit à petit, l’école primaire de l’école Tebrotzassère est reformée ainsi que les trois classes d’enseignement supérieur. Cette location ne dure que six mois, obligeant les Dames à s’installer dans le palais Nechan-Tach.

En 1918, M. Boghos Kévorkian prend les fonctions de Directeur, aidé dans sa tâche par Mme Aguliné BOYADJIAN, institutrice diplômée de l’École en 1896, qui devient Adjointe à la Direction de l’École Tebrotzassère. Il s’entoure des meilleurs enseignants. La vie de l’école et de l’orphelinat semble retrouver une certaine sérénité.
Mais les persécutions reprennent et le palais est incendié : Tebrotzassère est provisoirement recueillie par l’École Essayan, puis se réinstalle dans un petit bâtiment de Nechan-Tach où il est pratiquement impossible d’enseigner. Enfin, et après de nombreuses démarches, les Dames obtiennent l’autorisation de s’installer dans l’orphelinat de garçons de Tadékur, qui emménage quant à lui dans un bâtiment rénové.

En 1919, les Dames Tebrotzassère sont déterminées à acheter un bâtiment propre à leur école. Pour arriver à leurs fins, Mmes Aguliné Boyadjian et Mannig Khodjassarian, bravant les difficultés, décident d’aller en Amérique pour réunir les fonds nécessaires à ce projet. Leur énergie et leur charisme leur ouvrent les portes de la communauté arménienne de New-York.

Diplôme de Tebrotzassère décerné à Astrig Tchifdjian (Juin 1921 à Constantinople)

Départ de Turquie : Exil en Grèce et démarches pour émigrer en France (1922-1924)

En 1922, 90 orphelines accompagnées par Mmes Takouhie Balthazarian et Aguliné Boyadjian, alors Secrétaire Générale et Administratrice de l’orphelinat, transitent à Izmir puis se rendent à Salonique (Grèce).
Trois bâtiments y sont loués, locaux où vraisemblablement le reste des orphelines et du personnel se rend en 1923. L’école y installe ainsi son siège entre avril 1923 et le 30 septembre 1924.

Les 3 bâtiments de l’école Tebrotzassère à Salonique.

Élèves et professeurs de l’école Tebrotzassère à Salonique (Grèce) en août 1923. Au centre Mmes Balthazarian (1) et Boyadjian (2).

Mais dès le 22 août 1924, les Dames sont priées d’évacuer les lieux, leur location étant parvenue à terme. Le mauvais climat, les conditions défavorables et les difficultés font que les Dames ont besoin d’une solution.
Le diplomate et membre important de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB) M. Gabriel Noradounghian (qui réside à Paris), l’Archevêque Vramchabouh Kibarian d’Artchouguentz (1855-1944) et M. Nichan Kalebdjian (protégé français, ancien drogman du Consulat Général de France à Constantinople et attaché à la Sous-Direction d’Asie-Océanie du Ministère des Affaires Étrangères français dans les années 1910) intercèdent en faveur de l’A.D.A.A.E.T. auprès du Ministère des Affaires Étrangères, permettant à l’Association d’obtenir le droit d’émigrer en France.
Ainsi, le 19 septembre 1924, un visa collectif est donné par la France pour 95 enfants et 2 institutrices.

 

19 septembre 1924 : visa collectif donné par la France

Installation à Marseille (1924-1927)

En 1924, Tebrotzassère arrive en France avec environ 200 orphelines et prend ses quartiers au 35 Avenue de la Capelette à Marseille.

La Direction de l’école est confiée à M. Vahakn Itchkalatzian.

En 1926, l’École accueille dans son établissement de Marseille 177 orphelines qui se trouvaient auparavant dans des orphelinats de Grèce de la « Near East Foundation », alors connue sous le nom de « Near East Relief » (N.E.R.). Ce transfert fut le fruit d’une demande de l’A.D.A.A.E.T. et un contrat définitif est signé entre l’Association et la N.E.R., contrat qui permet à l’école Tebrotzassère de recevoir des subventions de cette dernière « pendant une année à raison du même montant par enfant que nous dépenserions si les jeunes filles en question étaient restées dans nos orphelinats d’Athènes, Syra et Corinthe », écrit Gordon L. Berry (représentant en Europe du N.E.R.).

M. Vahakn Itchkalatzian, Directeur (photographie 1925-1926)

22 décembre 1925 : accord entre le Near East Relief, représenté par M. Gordon L. Berry, et l’Association des Dames Arméniennes Tebrotzassère.

Du 21 octobre 1924 à mai 1928, à Marseille, le nombre des internes atteint 300 élèves et 65 externes. Les élèves, en plus de l’enseignement général, sont tenues de suivre des cours de couture et de tapisserie afin d’acquérir un métier.

Sur ce document du « Near East Relief » daté du 14 octobre 1926 et conservé dans les archives de Tebrotzassère, on peut lire les noms de Mélinée (plus tard connue pour ses activités dans la Résistance intérieure française et pour avoir été l’épouse du Résistant Missak Manouchian) et sa sœur Armenouhi Assadourian aux lignes 7 et 8.

Le 16 août 1927, le Conseil d’Administration décide de déposer ses statuts pour se faire reconnaître en tant qu’Association. Les statuts sont effectivement déposés le 22 décembre 1927 à la Préfecture de la Seine avec pour but d’« aider au développement et instruction des jeunes filles et spécialement des orphelines arméniennes ».

Parution dans le Journal Officiel du 1er janvier 1928

Installation au Raincy (1928)

Le 16 septembre 1928, l’École ouvre officiellement en tant que pensionnat, externat et classes enfantines au Raincy. Le journal « L’Intransigeant » rapporte que 250 orphelines s’y trouvent. Ces jeunes filles ne peuvent être envoyées à l’école, les établissements du Raincy étant trop petits pour les accueillir.
C’est pourquoi le Maire du Raincy, M. Alfonce Agard, interpelle le Ministre des Affaires étrangères de l’époque, M. Aristide Briand, par une lettre reproduite dans « L’Intransigeant », pour demander l’aide de l’État afin qu’il débloque des fonds de secours : « Je veux bien, dans toute la mesure du possible, secourir, hospitaliser, instruire tous ces enfants, mais j’estime aussi que l’État devrait, en cette circonstance, prendre à sa charge une part des dépenses supplémentaires que de ce fait nous allons avoir à supporter », écrit-il.
Le Ministre vote pour l’année 1929 une subvention de 4.000 francs pour « aider la municipalité à l’instruction des jeunes filles ».
Il est difficile de savoir précisément où se sont installées les orphelines à leur arrivée au Raincy, l’article de L’Intransigeant évoquant un « ancien local qui servait autrefois d’institut privé ».
Cependant, il semblerait que l’école Tebrotzassère se soit rapidement établie à son adresse actuelle, au 1 Boulevard du Nord, dans l’ancienne ferronnerie Louis-Philippe, pavillon de la « Porte de Paris » dont l’un des bâtiments aurait servi de lieu de culte protestant de 1866 à 1875.

Journal « L’INTRANSIGEANT » du 10 octobre 1928.

L’ensemble immobilier, que l’A.D.A.A.E.T. occupait en tant que locataire, était alors la propriété de Mme Marie-Louise Eugénie Adeline Tyrel de Poix, veuve du Vicomte de Lavaur de Sainte-Fortunade.
Le 15 novembre 1929, M. Dikran Khan Kélékian, riche Arménien, administrateur de l’UGAB, impressionné par la volonté des Dames Tebrotzassère, achète l’ensemble immobilier qu’elles occupent, par l’intermédiaire de la société anonyme « Le Patrimoine immobilier » (société qui sera transférée par la suite à l’UGAB ) et donne à l’A.D.A.A.E.T., par écrit, le droit de jouissance, à titre gratuit de ces immobilisations « tant que leur association existera ».
Ainsi, le terrain et les immobilisations appartiennent à l’UGAB et les Dames Tebrotzassère ont tous les droits du propriétaire sauf celui de les vendre et de les hypothéquer.

L’école Tebrotzassère au Raincy (1930)

Lettre de Khan Kélékian du 26 septembre 1929

Buste de M. Dikran Khan Kélékian, toujours présent dans le bureau de la Direction de l’école.

À la fin des années 1920, il s’avère que l’école Tebrotzassère de Marseille continue de fonctionner en même temps que celle du Raincy, grâce à deux bienfaiteurs : MM. Armenag Gulbenkian pour Marseille et Dikran Khan Kélékian pour Le Raincy.

L’équipe de l’École et quelques élèves pour l’année scolaire 1928-1929.
On peut voir Mélinée Manouchian née Assadourian assise au sol sur la gauche.

Une école qui se maintient malgré la guerre (1930 - 1960)

Le 29 mai 1934, il est décidé de fermer l’école de Marseille. Le loyer n’ayant pu être payé par les Dames qui s’étaient vues menacées d’expulsion, M. Armenag Gulbenkian verse alors une somme de 1090,40 francs, ce qui permet à l’école, pour un temps, de continuer à fonctionner. Mais le 5 février 1936, il ne finance plus l’école de Marseille et conserve le bâtiment.
Au Raincy, le 26 juin 1934, l’effectif est en baisse : il ne reste plus que 50 élèves.
Le 22 janvier 1935, 114 élèves forment l’effectif de Tebrotzassère : 76 font des études, 38 font de la couture ou de la lingerie et parmi elles, 32 fréquentent une école de commerce, Porte d’Italie.
Les Dames Tebrotzassère n’hésitent pas à voyager dans des contrées lointaines pour faire des levées de fonds. Le 21 mai 1935, elles récoltent 212 livres or anglaises à Bagdad. Mme Aguliné Boyadjian se rend en octobre 1936 en Angleterre. Une collecte est effectuée à New York en mai 1937 mais l’argent y reste pour être donné par la suite à l’école. Des délégués sont chargés de ramasser des fonds en Amérique, en Grèce, en Égypte, en Syrie, à Chypre, en Palestine, en Iran, en Irak et même en Inde. Mmes Aguliné Boyadjian et Aghavni Pirpirian récoltent 177.000 francs (somme importante pour l’époque). Cependant, 50.000 francs collectés en Iran ne peuvent sortir du pays malgré l’intervention de personnes influentes.

Élèves et professeurs de l’école Tebrotzassère au Raincy en 1937.
Au 2ème rang, Mme Takouhie Balthazarian (1) et Mme Berdjouhi Mazlemian (2)

Diplôme délivré en 1931 à Arminé Kherimian

Malgré ces collectes, l’École fait face à de nombreux problèmes financiers et d’effectif. Il est ainsi question de transférer l’école ailleurs, soit en Syrie dans un quartier à forte densité d’Arméniens, soit à Beyrouth (réunion du 4 juin 1939), ou à Erevan, sans que cela n’aboutisse.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’école est fermée mais 50 pensionnaires y demeurent.
À la fin de la guerre, le Ministère de l’Éducation Nationale (Académie de Paris) permet à Mme Aguliné Boyadjian d’ouvrir le cycle secondaire de l’école, dont l’ouverture effective aura lieu le 7 octobre 1948.

Réfectoire de l’école Tebrotzassère en 1948.
Assise à droite, à la table du centre, Mlle Aghavnie Pirpirian (1), à ses côtés, Mmes Zarouhi Bahry (Présidente de 1945 à 1952) et Aguliné Boyadjian.

Mlle Aghavni Pirpirian en 1953

Le 16 octobre 1950, l’Association dépose ses statuts à Pontoise, où se trouvait la Préfecture de Seine et Oise. Ils seront enregistrés sous le numéro 2816 et publié au J.O. en Novembre 1950.
De 1950 à 1952, Mme Ayvazian assure la Direction de l’école.
Le 10 Juillet 1953, le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale décore de la Croix de Chevalier du Mérite
Social, Mme Aguliné Boyadjian, pour services rendus aux œuvres sociales du Raincy.

Après 50 années consacrées à l’École, Mme Aguliné Mourad Boyadjian née Djelalian le 24 Mai 1881, s’éteint en 1958 ;
elle est enterrée dans la « Sépulture des Intellectuels Arméniens » à Bagneux.

Sépulture des Intellectuels Arméniens, cimetière de Bagneux

 

Une école qui se développe progressivement (1965 à aujourd’hui)

Bâtiment principal, au début des années 1960

En 1965, sous la direction de M. Kévork Yanbekian, une chorale est constituée avec les filles de l’école Tebrotzassère et les garçons de l’école des Mekhitaristes « Samuel Moorat » de Sèvres.
Entre 1965 et 1970, l’école s’agrandit. MM. Gabriel Moumdjian et Roger Tcherpachian lancent une souscription en vue de construire un bâtiment préfabriqué d’environ 350 m2 pour abriter une salle des fêtes.
En 1970, l’école devient mixte et fonctionne sous forme d’externat. Elle dépend de l’Académie de Créteil.

Le 28 Janvier 1973, Mlle Aghavni Pirpirian, née le 16 août 1910, décède et est enterrée, comme Mme Aguliné Boyadjian, à Bagneux, dans la « Sépulture des Intellectuels Arméniens ». Elle lègue son appartement de Pavillons-sous-Bois à l’A.D.A.A.E.T.
En 1975, Mlle Herminé Kaloustian devient Directrice Administrative. Elle prendra sa retraite en 1983.
En 1980, l’effectif des élèves est très faible, à peine une vingtaine d’élèves. De nombreuses dissensions entre la Direction et les enseignants ainsi que d’énormes difficultés financières provoquent la démission en masse du Conseil d’Administration. Ce dernier est renouvelé en quasi-totalité, seule Mme Lisetta Tcherpachian, trésorière, reste à la demande des nouvelles inscrites. Ce nouveau Conseil présidé par Mme Aghavnie Yéramian décide de rénover le bâtiment, de changer la Direction (Melle Karakachian ayant l’âge de prendre une retraite bien méritée) et d’ouvrir une Maternelle.
En 1982, la salle des fêtes est transformée en une maternelle baptisée « Alec et Marie Manoogian » (Président de l’UGAB mondial et son épouse), qui ont permis de financer en grande partie les travaux de réhabilitation.
En juin 1982, Mlle Hripsimé Karakachian, Directrice de Tebrotzassère, part à la retraite, après 28 années de dévouement à l’École.
Elle est remplacée à la rentrée de septembre par Mme Sylva Karagulian.

L’effectif atteint alors 40 élèves. L’école maternelle est ouverte officiellement.
Un service de ramassage scolaire par autocar est mis en place. Les 2 premiers autocars sont achetés grâce à la générosité de M. et Mme Mendikian de la Fondation Hussussian de Milan.

La Maternelle « Alec et Marie Manoogian » (1982-2013)

Visite de Sa Sainteté Vasken 1er à l’École le 25 Mai 1983.
De gauche à droite, au 1er rang : Monseigneur Séropé Manoukian, Mlle Hripsimé Karakachian et Sa Sainteté Vasken 1er, au 2ème rang : Mmes Jeannine Vartanian, Lisetta Tcherpachian, Sylva Karagulian et Aghavnie Yéramian

Le 5 juin 1983, M. Alec Manoogian, Président de l’UGAB mondial, lors d’un discours au sein de l’école Tebrotzassère, prononce cette phrase restée mythique : « Aucune autre institution ne peut remplacer l’école arménienne ! »
Le 26 avril 1986, l’Ecole a l’honneur de recevoir la visite de M. Charles Aznavour accompagné de M. et Mme Georges Garvarentz, et l’année suivante, celle de M. Alain Manoukian.

De gauche à droite : Mmes Thérèse Keuchguérian, Anahid Avédissian, Sylva Karagulian, Jeannine Vartanian, Yvette Haar, Francine Kobiliansky, Lisetta Tcherpachian, Aghavnie Yéramian

En 1987, grâce à une donation de Mme Zarouhie Démirian, l’École ouvre sa première classe d’informatique

Mise sous contrat des classes

À partir de 1988, et à mesure que les effectifs augmentent, l’École obtient progressivement des Contrats d’Association avec l’État pour chacune de ses classes.
En 1988, l’École célèbre le 60ème anniversaire de son implantation au Raincy. Elle reçoit à cette occasion, le 5 mars, la visite de Mme Chirac, accompagnée de Mme Lucette Michaud-Chevry, de MM. Patrick Dévédjian, Alain Juppé et Robert Pandraud, en présence d’éminentes personnalités (Henri Verneuil, Carzou etc.), de Présidents d’associations, et de nombreux membres de la communauté arménienne.

Visite de Mme Chirac à Tebrotzassère en 1988. De gauche à droite, Monseigneur Kud Naccachian, M. Jean-Marie Carzou, Mme Bernadette Chirac, M. Alain Juppé Ministre du budget, M. Éric Raoult Maire du Raincy, Mme Michaux Chevry Secrétaire d’État auprès du Premier ministre.

Tebrotzassère obtient son 1er Contrat Simple avec l’Etat pour la classe de CP avec Mme Renée Dolbakian, Directrice Administrative. L’effectif passe à 101 élèves.
En 1989, Mme Sylva Karagulian quitte son poste de Direction et est remplacée par M. Garabed Dakessian. Le nombre des élèves est de 123.
De 1990 à 1994, l’École obtient les 2ème, 3ème et 4ème Contrats Simples pour les classes de CE1, CE2, CM1/ CM2 et l’effectif atteint alors 215 élèves.
En 1992, Tebrotzassère se dote d’une chorale dirigée par Haïg Sarkissian.
En 1995, le Conseil d’Administration et la Direction organisent une réception en l’honneur de M.Babken Ararktsian, Président de l’Assemblée Nationale Arménienne, accompagné d’une délégation de Députés de la République d’Arménie en présence de M. Éric Raoult, Maire du Raincy, et de M. Vahan Ter Ghevondian, Chargé d’affaires de la République d’Arménie en France.
En 1996, Mme Jeannine Vartanian prend la fonction de Présidente du Conseil d’Administration, rôle tenu par Mme Yvette Haar (Présidente de 1993 à 1995).
En 1996, l’École obtient son 1er Contrat d’Association avec l’État pour la classe de 6ème du Collège. 183 élèves fréquentent l’école.
En 1996, suite à la démission de M. Garabed Dakessian, Mme Sylva Karagulian accepte de reprendre le poste de direction. L’effectif est alors de 209 élèves.
En 1997, l’École obtient son 2ème Contrat d’Association avec l’Etat pour la classe de 5ème du Collège et, en 1998, son 3ème Contrat d’Association avec l’Etat pour la classe de 4ème. Le nombre d’élèves est de 216.
En octobre de la même année, M. Armand Arabian, Procureur à la Cour Suprême de Californie, vient en pèlerinage émouvant à Tebrotzassère où sa Maman avait été scolarisée et se rend également à la Mairie du Raincy où elle s’était mariée.
Le 27 janvier 1997, Sa Sainteté Karékine 1er effectue une visite pastorale à l’école Tebrotzassère accompagné de Monseigneur Kud Naccachian et de Son Excellence Viken Tchitetchian, Ambassadeur d’Arménie en France.

Mai 1999 : L’A.D.A.A.E.T. célèbre les 120 ans de TEBROTZASSÈRE

A l’occasion des 120 ans de Tebrotzassère, de nombreuses manifestations sont organisées : une messe de requiem à Paris, un concert de la chorale, un défilé de troupes de danses folkloriques dans les rues du Raincy, une exposition de peintres et de sculpteurs d’origine arménienne, une dédicace de plusieurs livres arméniens dans 2 librairies du Raincy, une soirée de Gala présentée par Jacky Nercessian avec les Ballets Navasart et la chorale de l’Ecole, un stand de spécialités arméniennes tenu sur le marché du Raincy, un dîner dansant à Arnouville.
Le 29 mai 1999, M. Éric Raoult, Maire du Raincy remet la médaille d’Or de la Ville à Mmes Jeannine Vartanian,
Présidente de l’A.D.A.A.E.T. et Sylva Karagulian, Directrice de Tebrotzassère, pour le travail accompli. En 1999, l’École obtient la mise sous Contrat d’Association avec l’État de la classe de 3ème.

Tebrotzassère de 2000-2006

En 2000, M. Haïg Sarkissian, professeur de musique et chef de la chorale de l’école, prend le poste de Directeur Adjoint.
Le 11 Avril 2001, l’Association vend l’appartement légué par Mlle Aghavni Pirpirian.
En 2001, l’effectif des élèves est de 227.
Le 27 avril 2001, Mlle Hripsimé Karakachian, Directrice de Tebrotzassère durant près de 30 ans, décède et est inhumée en Belgique.
Le 7 décembre 2001, dans le cadre du 1700ème anniversaire de l’Arménie chrétienne, l’École reçoit la visite de Sa Sainteté Karékine II qui inaugure le « Carrefour d’Arménie » (où se trouve une des entrées de l’École) en présence de Son Excellence Edouard Nalbandian Ambassadeur d’Arménie en France, Monseigneur Kud Naccachian, M. Robert Pandraud Député, M. Hervé Sadoul Sous-Préfet, M. Éric Raoult Maire du Raincy, son équipe municipale et les représentants de la communauté arménienne.

Karekine II entouré des élèves de Tebrotzassère

L’Association est représentée dans les structures de la diaspora (C.C.A.F.).
En Mai 2002, l’inspecteur d’Académie Jean-Charles Ringard rend visite à l’école. Il constate la bonne marche de l’Établissement, en allant à la rencontre des enseignants et des élèves.
En juin 2003, pour la 1ère fois, la classe de 3ème se présente à l’examen national du Brevet des Collèges. Depuis cette date, grâce à tous les enseignants et notamment à M. Alexandre Malek Azarian, responsable du Collège, environ 300 élèves ont participé à cet examen et ont tous réussi, dont 91% avec mentions.
Ainsi, Tebrotzassère est dans le palmarès des meilleures écoles en France.

Distribution des diplômes du Brevet des collèges en 2017

En 2003, l’École reçoit la visite du Préfet de la Seine-St-Denis, M. Michel Sappin.
Le 15 mars 2003 a lieu la 1ère vente aux enchères, organisée par M. Edouard Vartanian, qui permettra de financer en totalité la construction d’un préau.

Le 30 mai 2004, dans le cadre de l’émission « Foi et Traditions des Chrétiens Orientaux », France 2 effectue un reportage entièrement consacré à l’école Tebrotzassère, montrant les répétitions de chants liturgiques arméniens par la chorale des enfants, interviewant les élèves ainsi que différents intervenants au sein de l’École. En septembre 2004, M. Haïg Sarkissian est nommé Directeur de Tebrotzassère. Il devient Chef d’Établissement et M. Aexandre Malek Azarian, son adjoint.
Le 8 Novembre 2004, une délégation du Conseil d’Administration assiste à l’inauguration de l’école Hamaskaïne à Marseille.
Le 31 octobre 2005, l’A.D.A.A.E.T. obtient le Statut de Bienfaisance qui lui permet de recevoir des libéralités et des legs, étant ainsi exonéré des droits de succession.

10 décembre 2006 : Pose de la 1ère pierre du lycée Nevarte Gulbenkian

Dans ses dernières volontés, Mme Nevarte Gulbenkian, née Essayan, avait émis le souhait que le produit de la vente de ses bijoux soit consacré à une construction dédiée à l’éducation de la jeunesse.

Au 1er plan : Calouste et Nevarte Gulbenkian née Essayan.
Au 2nd plan, de gauche à droite : Kevork Essayan et son épouse Rita, Roberto Gulbenkian, Mikhael Essayan, Nubar Gulbenkian et sa femme.

En 2003, la Fondation Calouste Gulbenkian décide de faire une étude de faisabilité en vue d’édifier une construction à but éducatif en région parisienne. C’est à l’école Tebrotzassère que la décision de la faisabilité du projet revient et que la construction d’un lycée est envisagée.

Le 10 décembre 2006, dans le cadre de « l’Année de l’Arménie en France – Arménie, mon amie », l’A.D.A.A.E.T. organise la pose de la première pierre du lycée, en présence de M. Hervé Bramy Président du Conseil Général de Seine- Saint-Denis, M. Alain Calmat Maire de Livry-Gargan, son Excellence Edouard Nalbandian Ambassadeur d’Arménie en France, M. Philippe Piraux Sous-Préfet de la Seine-Saint-Denis, M. Pascal Popelin Député de Seine-Saint-Denis, M. Éric Raoult Maire du Raincy, le Père Tachdjian, M. Bédros Terzian Président du Fonds Arménien de France et les représentants de la communauté arménienne.

En octobre 2008, les travaux du lycée sont interrompus à cause de l’erreur d’implantation due à l’architecte et des malfaçons de l’entreprise de gros-œuvre.
Le Conseil d’Administration est déterminé à faire aboutir ce grand projet.

L’école de 2008 à 2014

Le 9 octobre 2008, l’École reçoit la visite de M. Claude Pierre Baland, Préfet de la Seine-Saint-Denis.
En avril 2009, Mme Heranouche Hakopian, Ministre de la Diaspora, se rend à l’école où elle est reçue en présence de Monsieur Calmat, Maire de Livry-Gargan et M. Ludovic Toro, Conseiller Général.
En Novembre 2009, M. Sarkis Bedoian présente son projet de participation financière à l’organisation d’un voyage en Arménie pour les élèves des classes de 3ème de Tebrotzassère et de Hamaskaïne.

Distribution des diplômes de fin d’études (juin 2007)

Depuis lors, chaque année, la classe de 3ème effectue un voyage d’une dizaine de jours, à la découverte des principaux lieux touristiques de leur pays, rend visite au Catholicos de tous les Arméniens.

Les élèves de Tebrotzassère et de Hamaskaïne à Noravank (2018)

En 2009-2010, une somme exceptionnelle de 72 000 € en provenance des assurances AXA Etats-Unis est accordée à l’A.D.A.A.E.T. et versée par l’intermédiaire de l’UGAB dans le cadre du dossier « Orphelins du Génocide ».
Le 17 Mai 2012, M. Alex Mazlemian, dont la maman Mme Berdjouie Mazlemian était membre du Conseil d’Administration de l’A.D.A.A.E.T. de 1950 à 1980 et qui en a assuré la présidence de 1969- 1975, présente à l’INALCO un mémoire intitulé « l’École Tebrotzassère : survie et renaissance de l’identité arménienne ». Ce mémoire lui a permis de se rapprocher de notre école et de s’investir dans la construction du futur lycée et de la maternelle en tant qu’ingénieur conseil en bâtiment.
En Juin 2012, l’Association Culturelle et Historique d’Aulnay-sous-Bois décide d’offrir à Tebrotzassère un Khatchkar réalisé en Arménie.
Grâce à M. Sarkis Bedoian, l’école inaugure le 29 Mai 2013 sa nouvelle salle d’informatique équipée de 15 ordinateurs, un serveur et un vidéoprojecteur.
Afin de contribuer à la construction de la Maternelle, Edouard Vartanian organise le 16 juin 2013 la 2ème vente aux enchères.
Du 27 Mai au 2 Juin 2014, à l’occasion des 135 ans de Tebrotzassère, une délégation du Conseil d’Administration effectue un pèlerinage à Ortakoy, lieu de naissance de l’École. Les Dames sont reçues par 4 journaux arméniens locaux (Jamanak, Agos, Marmara et Paros).

Le journal Jamanak du 30 Mai 2014 : les Dames du Conseil d’Administration, de gauche à droite : Mmes Agavni Sarikaya, Liyana Cancioglu, Jeannine Vartanian, Andrée Lachat, Marie-Delphine Agababian, Catherine Manoudian

Le 16 juin 2014, l’Association a l’honneur de recevoir le Président de l’Assemblée Nationale de l’Artsakh M. Achot Ghulian, accompagné de M. Hovhannes Guévorkian, représentant de l’Artsakh en France.
Le 8 juillet 2014, Mme Marie Bogossian lègue son appertement à l’A.D.A.A.E.T.

Elles assistent à une messe célébrée, à leur demande, en mémoire des Dames Fondatrices de Tebrotzassère, en l’église Sourp Vartanantz à Feriköy.

Le 18 Mai 2014, pour fêter ses 135 ans, l’A.D.A.A.E.T. organise un brunch qui réunit avec succès les anciens élèves de toutes générations

2014-2015 : Construction et inauguration de la Maternelle « Marie-Louise Le Roy Agabekian »

En Juillet 2011, le permis de construire de la Maternelle est déposé à la Mairie de Livry-Gargan par l’architecte Kirkor Kalayciyan.
Elle est nommée ainsi en hommage à Marie-Louise Le Roy Agabekian, dont le legs a largement financé sa construction.

Marie-Louise Agabekian (1905-2001)

Kévork ARABIAN, grand bienfaiteur, lors de sa visite à Tebrotzassère le 27 septembre 2011

Ce bâtiment comprend, en plus de l’École Maternelle, une salle « Lieu de mémoire Kévork Arabian », financé par ce généreux donateur, ainsi que, dans son parc, un khatchkar, « pierre-croix », dédié à « la mémoire des victimes du génocide des Arméniens et des Anciens Combattants Arméniens morts pour la France ».
Tous les ans a lieu, au pied de ce Khatchkar, un dépôt de gerbe commémorant le 24 avril 1915, date symbolique marquant le début du génocide. À cette occasion, de nombreuses personnalités politiques des communes environnantes et de la région font régulièrement l’honneur de leur présence.
En 2015, année du centenaire du génocide des Arméniens, le C.C.A.F. décide de labelliser l’inauguration de la Maternelle « Marie-Louise Le Roy Agabekian », dans le cadre de la « Mission 2015 ».

Le Conseil d’Administration : de gauche à droite, au 1er plan : Mmes Andrée Lachat, Ruby Philipossian, Agavni Sarikaya, Marie- Delphine Agababian ; au 2nd plan, Mmes Anahid Avédissian, Madeleine Toutoundjian, Jeannine Vartanian, Liyana Cancioglu, Catherine Manoudian

Au 1er plan, de gauche à droite : MM. Jean- Michel Genestier, Maire du Raincy ; Philippe Galli, Préfet de Seine-Saint-Denis ; Monseigneur Vahan Hovhanessian, Primat du diocèse de France ; Pierre-Yves Martin, Maire de Livry-Gargan.

24 janvier 2015 : inauguration de la Maternelle Marie-Louise Le Roy Agabekian

24 janvier 2015 : inauguration du Khatchkar

Sont présents à l’inauguration de la maternelle « Marie-Louise Le Roy Agabékian » de nombreuses personnalités : MM. Claude Capillon, Maire de Rosny-sous-Bois ; Philippe Galli, Préfet de la Seine-Saint-Denis ; Jean-Michel Genestier, Maire du Raincy ; Hovhannes Guévorkian, Représentant du Haut Karabagh, Monseigneur Vahan Hovhanessian, Primat du diocèse de France ; Xavier Lemoine, Maire de Montfermeil ; Olivier Klein, Maire de Clichy-sous-Bois ; Pierre-Yves Martin, Maire de Livry-Gargan ; Philippe Panossian, Président de l’UGAB France ; Pascal Popelin, Député de Seine-Saint-Denis ; Gérard Prudhomme, Maire adjoint de Livry-Gargan ; M. Kegham Torossian, filleul de Mme Le Roy Agabekian ; Monseigneur Norvan Zakarian ; ainsi que les représentants de l’Ambassade d’Arménie en France.
Diverses conférences et expositions sont organisées dans le « Lieu de Mémoire Kévork Arabian» :
• Du 7 au 14 mars 2015, l’exposition « Nous sommes l’avenir » « ՄԵՆՔ ԵՆՔ ԱՊԱԳԱՆ » réalisée par la Maison de la Culture de Grenoble et du Dauphiné et présentée par Antoine Bédrossian, Commissaire de
l’exposition.
• Du 17 au 31 octobre 2015, l’exposition « l’Arménie au fil des siècles », réalisée par la Maison de la
Culture Arménienne de Sevran-Livry sous l’égide de la Ville de Livry-Gargan, en collaboration avec la C.B.A.F. de Sevran-Livry.
• Le 24 avril de chaque année, exposition des listes des orphelines recueillies par Tebrotzassère et des archives photographiques de l’école.

La Maternelle Marie-Louise Le Roy Agabékian, avec à gauche le « Lieu de Mémoire Kévork Arabian »

Il faut souligner l’investissement inconditionnel de MM. Serge Davidian, Alex Mazlemian, Armand Nichanian et Edouard Vartanian, qui ont travaillé à la construction de cette Maternelle, en collaboration avec l’architecte Kirkor Kalayciyan.

L’école de 2016 à nos jours

En septembre 2016, l’Association des Anciens Élèves tient sa 1ère réunion présidée par M. Sévag Sarikaya. Elle apporte son dynamisme par ses activités de soutien à l’école. Elle permet de créer un lien avec les élèves qui quittent l’établissement.
Pour la rentrée 2016-2017, afin de respecter les dispositions du plan Vigipirate, l’école se dote d’un portail motorisé, grâce à la participation de l’Association des Parents d’Élèves de Tebrotzassère, du Fonds Arménien de France et de l’appel aux dons lors de la fête de juin 2016.
Le 28 mars 2017, M. Patrick Lapouze, Sous-Préfet du Raincy, rend visite à l’école : quelques élèves de la chorale interprètent les hymnes nationaux français et arménien (la Marseillaise et Mer Hayrenik) accompagnés au violon par 2 élèves de l’école, sous la direction de Haïg Sarkissian. Le Sous-Préfet laisse un message ému dans le livre d’or.
Le 24 Novembre 2017, M. Stéphane Testé, député de la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis, rend visite à l’École.
Le 3 Février 2018, M. Edouard Vartanian organise la 3ème vente aux enchères. Les fonds récoltés ont permis le remplacement de toutes les fenêtres du 2ème et du 3ème étage du bâtiment principal.
Durant l’été 2018, d’importants travaux de rénovation sont effectués, aussi bien au niveau des classes que du bâtiment lui-même.
Il faut remercier tout particulièrement M. Sétrak Sarikaya qui a bénévolement offert ses compétences, comme chaque fois qu’il est sollicité depuis de nombreuses années, aussi bien pour l’entretien, pour la réhabilitation que pour la rénovation des bâtiments.

MAI 2019 : L’A.D.A.A.E.T. célèbre les 140 ans de TEBROTZASSÈRE

Cette année exceptionnelle sera marquée par différentes manifestations :
• Le vendredi 29 Mars, une présentation des supports pédagogiques et des livres d’arméniens conçus et réalisés par les enseignants de Tebrotzassère aura lieu à l’UGAB-Paris :
Nora Baroudjian-Banikyan : Histoire de l’Arménie
Anahid Sarkissian : L’arménien et le jeu
Mesrob Adamian : Livre de grammaire
Haig Sarkissian : Recueil de chants arméniens
• Le Samedi 6 avril, la chorale de Tebrotzassère se joindra à la chorale Koghtan de l’U.G.A.B. pour donner un concert de chants traditionnels arméniens « La foi et l’âme d’un peuple » sous la direction de Haïg Sarkissian, en l’Église Saint Germain l’Auxerrois à Paris.
• Le samedi 11 mai aura lieu un Dîner de Gala avec la participation exceptionnelle d’Arabo Ispiryan et Ankinée ainsi que de l’ensemble de danses « Ararat », sous « le ciel étoilé du Dock Eiffel » à Aubervilliers.
• La fête de fin d’année qui se tiendra le 30 juin dans le parc de l’école aura une dimension particulière pour clore l’année scolaire.
La communauté tout entière peut être fière qu’une association, qui existe depuis si longtemps, a fait son chemin, depuis sa création jusqu’aujourd’hui, et perdure avec efficacité.
Grâce au travail accompli par tous ceux qui se sont investis durant toutes ces années et ceux qui ont pris la relève, par la confiance témoignée par ceux qui la soutiennent, l’A.D.A.A.E.T. est promise à un avenir radieux afin qu’elle continue à assurer son rôle de transmission du savoir, des connaissances et des valeurs arméniennes.


NDLR : Nous avons choisi de développer les points essentiels de l’Historique, de la fondation jusqu’à ce jour.
Nous précisons que cet historique ne prétend aucunement être exhaustif. Il a pu être réalisé à partir des archives que nous avons retrouvées et avec l’aide précieuse de Raphaël Shahen Vartanian, ancien élève de Tebrotzassère et titulaire d’un Master d’Histoire à la Sorbonne.